Contexte scientifique
L’historien.ne n’a cessé de professionnaliser et démocratiser la discipline par une évolution des méthodes d’analyse, la problématisation des champs de recherche, par l’interdisciplinarité et l’adaptation aux évolutions sociétales.
Les précédentes rencontres de l’UMR ont pu montrer à quel point les méthodes et pratiques de l’histoire et de l’historien.ne ont évolué au cours des dernières décennies. Après l’impact du numérique (2023)1, l’interdisciplinarité (2024)2 et les méthodes de restitution (2025)3, les journées d’études de 2026 proposent donc de s’inscrire dans la continuité des dernières et d’explorer les champs historiographiques et les évolutions des pratiques au sein de l’UMR.
Problématique et axes de réflexion
L’insertion des savoirs dans l’actualité de la recherche historique et transdisciplinaire constitue l’axe principal de ces journées. Malgré la professionnalisation maintenant bien acquise des historien.nes, l’ouverture aux autres disciplines et l’adaptation des pratiques aux évolutions sociales et technologiques du premier quart du XXIe siècle, se pose toutefois la question de l’insertion de nos travaux dans l’actualité de la recherche.
Plusieurs interrogations naissent tant sur les méthodes de recherche que les thématiques. Il faut entendre le terme de méthode au sens large : pratiques, méthodes d’analyse, méthodes de constitution de corpus, adaptation aux évolutions des pratiques archivistiques, travaux sous forme de projets de recherche ou pédagogiques menés avec les étudiants, dialogues avec d’autres disciplines ou acteurs de la recherche.
En termes de thématiques, le laboratoire ARCHE balaie plusieurs périodes historiques mais aussi plusieurs disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie et architecture notamment). Cette pluralité chronologique et disciplinaire offre une richesse immense aux axes de recherche définis par le laboratoire. Ces derniers mêlent l’ensemble des thématiques. C’est pour cela que les axes de ces journées d’études se veulent larges : il est nécessaire de valoriser l’ensemble des travaux des membres d’ARCHE.
Le travail inter- et transdisciplinaire a également pris une place non négligeable dans la recherche historique et illustrent un décloisonnement des disciplines des sciences historiques. Par ailleurs, de nombreux docteurs et chercheurs ne poursuivent pas dans la recherche académique sans pour autant renoncer à tout travail de recherche : comment – dans ce cadre – se fait la recherche historique ? Comment s’articule-t-elle alors avec des enjeux culturels et sociaux plus larges touchant la sphère publique ?
Déroulement des journées
Les journées seront découpées en plusieurs sessions qui seront précisées en fonction des candidatures retenues et selon deux orientations principales données à cet appel : les réflexions sur les méthodes et celles portant sur les thématiques et problématiques de recherche. Une attention particulière sera donnée aux doctorants – qui constituent l’avenir de la recherche – mais aussi aux membres associés dont une partie poursuit ses recherches dans un cadre non universitaire. Les présentations individuelles de nouvelles thématiques ainsi que les projets de recherche collectifs ou pédagogiques sont également les bienvenus.
Les journées d’études se tiendront entre le 23 et le 25 novembre 2026 (jours exacts communiqués ultérieurement).
Modalités de soumission
Les propositions de communication doivent respecter 2500 signes maximum (espaces compris) et être accompagnées d’une brève biographie de l’intervenant.e. Elles sont à envoyer pour le 15 juin
2026 au plus tard à arche-je[at]unistra.fr
Les présentations à plusieurs voix sont possibles.
Comité d’organisation
- Lucie FOUBLE, doctorante en histoire contemporaine
- Nicolas LAUGEL, doctorant en histoire contemporaine
- Théo MERTZ, doctorant en histoire contemporaine
- Camille WILHELM, doctorante en histoire moderne
Comité scientifique
- Gauthier BOLLE, professeur en histoire et cultures architecturales, directeur de l’UMR 3400 ARCHE
- Émilie DOSQUET, maîtresse de conférences en histoire moderne, directrice-adjointe de l’UMR 3400 ARCHE
- Fanny KIEFFER, maîtresse de conférences en histoire de l’art moderne, directrice-adjointe de l’UMR 3400 ARCHE
- Alexandre DUPONT, maître de conférences en histoire contemporaine
- Benoît-Michel TOCK, professeur en histoire médiévale
- 1. La méthode en histoire : sources et outils du numérique, organisé par Léo Delaune et Geoffrey Poitou.
- 2. Journées de rentrée de l’ARCHE, organisées par Quentin Despond, Di Fan et Clémence Vial-Détambel.
- 3. Collaborer, transmettre, restituer : regards sur les dynamiques actuelles dans les sciences historiques, organisé par Théo Behra, Léana Beyreuther et Sarah Rosenstiehl.