Transmission(s) : enseignement, modèles, patrimoines | TEMP Axe 2

Présentation

Partant de l’idée qu’une société sans passé n’a pas d’avenir, ce nouvel axe envisage aussi bien les modes de la transmission que ses modalités, tout autant que les « objets » transmis eux-mêmes. Par-delà, il s’agit d’aborder la question sous l’angle du lien entre Université et société, puisque par leurs recherches, leur enseignement et leur implication dans la vie de la Cité, les universitaires contribuent à forger le regard de la société sur son patrimoine et, partant, participent à façonner l’image qu’elle a d’elle-même.

Denise Borlée et Hervé Doucet, « Un nouvel axe pour L’ARCHE UR3400 : "Transmissions : enseignement, modèles, patrimoines" », Source(s). Cahiers de l’équipe de recherche Arts, Civilisation et Histoire de l’Europe, 13, 2018, p. 183-192.


Programme 2020-2021

En raison de la situation sanitaire, les séances seront reportées à une date ultérieure

 

Séance d'introduction

Lundi 21 septembre 2020

Le patrimoine, sa conservation et sa transmission

Par Denise Borlée et Hervé Doucet, enseignants responsables du séminaire
Les étudiants s’inscriront au séminaire à l’issue de cette séance.

 

Exposer l'architecture

Lundi 28 septembre 2020

Les espaces didactiques de Démonstration : l’architecture et l’urbanisme moderne en exposition

Par Elke Mittmann, Maître de conférences en histoire et culture architecturales, Ecole nationale supérieure d’architecture de Strasbourg

 

Lundi 12 octobre 2020

Le CIAP de Strasbourg

Par Edith Lauton, Animatrice du patrimoine, Strasbourg

Attention ! Cette conférence aura lieu au CIAP, Place du Château, Strasbourg

 

reporté

La maquette pour parler d’architecture

Par Emilie Regnault, Adjointe à la conservatrice de la Galerie d’architecture contemporaine, Musée des Monuments français, Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris

 

Création et patrimoine : Le « néo » dans l’art (3)

reporté

Des modèles Renaissance à la bibliothèque du Musée des Arts décoratifs pour les artisans d'art du XIXe siècle

Par Laure Haberschill, responsable des fonds patrimoniaux à la Bibliothèque du Musée des Arts Décoratifs, Paris.

 

reporté

Le néo-indien dans l’architecture occidentale aux XIXe et XXe siècles

Par Gilles Maury, Maître de conférences, École nationale supérieure d’architecture de Lille

 

reporté

Le XVIIIe siècle comme source d'inspiration de l'Art déco : l'exemple de Maurice Dufrène.

Par Jérémie Cerman, Maître de conférences, Sorbonne Université

 

Programme 2019-2020

Séance d'introduction

Lundi 23 septembre 2019

Le patrimoine, sa conservation et sa transmission

Denise Borlée et Hervé Doucet, enseignants responsables du séminaire
Les étudiants du Master Histoire de l’art s’inscriront au séminaire à l’issue de cette séance.

 

Création et patrimoine : Le « néo » dans l’art (2)

Lundi 30 septembre 2019

L’Antiquité dans le Moyen Âge : imitations et adaptations

Laurence Terrier Aliferis, Université de Neuchâtel

 

Lundi 9 décembre 2019

Le XVIIIe siècle comme source d'inspiration de l'Art déco : l'exemple de Maurice Dufrène.

Jérémie Cerman, Maître de conférences, Sorbonne Université

 

Patrimoine et musées (2)

Lundi 7 octobre 2019

Le musée Lalique de Wingen-sur-Moder

Véronique Brumm, Directrice du musée Lalique de Wingen-sur-Moder

 

Lundi 21 octobre 2019

Le musée Unterlinden de Colmar : transformations, agrandissement et nouveaux aménagements

Pantxika De Paepe, Conservatrice du Patrimoine, Musée Unterlinden, Colmar

Attention ! Cette conférence aura lieu au musée de Colmar. Pour les étudiants inscrits au séminaire, des précisions logistiques seront communiquées ultérieurement.

 

Lundi 25 novembre 2019

Les lieux de mémoire sont-ils des musées comme les autres ? Les exemples du Centre européen du résistant déporté (Natzwiller) et du Mémorial Charles de Gaulle (Colombey-les-Deux-Eglises)

Frédérique Neau-Dufour, historienne, ancienne directrice du Centre européen du résistant déporté, Struthof

 

Programme 2018-2019

Création et patrimoine : Le « néo » dans l’art (1)

Lundi 15 octobre 2018

Le néoantique grec dans l’éclectisme du milieu du XIXe siècle

François Loyer, Directeur de recherche honoraire au CNRS

 

Lundi 22 octobre 2018

Peintures murales et polychromies néogothiques en Alsace : entre restauration et création

Anne Vuillemard-Jenn, Docteur en Histoire de l’art

 

Lundi 26 novembre 2018

La vision de l’architecture de la Renaissance italienne dans l’Europe du XIXe siècle

Antonio Brucculeri, Maitre de conférences à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine

 

Patrimoine et musées (1)

Lundi 8 octobre 2018

La création du musée des Monuments français,
la collection de moulages et la question des modèles

Jean-Marc Hofman, Adjoint du conservateur de la  Galerie des moulages du Musée des Monuments français,
Cité de l’architecture et du Patrimoine, Paris

 

Lundi 3 décembre 2018

Le musée de l’Œuvre Notre-Dame aujourd’hui

Cécile Dupeux, Conservatrice du Patrimoine, Musée de l’Œuvre Notre-Dame, Strasbourg

rdv fixé à 16h dans le hall du musée de l'Oeuvre Notre Dame

 

Lundi 10 décembre 2018

Du musée d’arts et traditions populaires au musée de société

Marie Pottecher, Conservatrice du Patrimoine, Musée alsacien, Strasbourg

Conférences et tables rondes 2018-2019

  •  Lundi 16 avril 2018

Séance inaugurale de l’axe « Transmissions : enseignement, modèles, patrimoines »

Conférence : Instrumentaliser le patrimoine en guerre : l'exemple du « musée des atrocités allemandes », Paris, 1916 (C. Maingon, université de Rouen)

Table ronde avec C. André, N. Lefort et L.N. Panel

Compte rendu : La conférence-table ronde de l’édition 2019, à laquelle assistèrent plus de soixante personnes, a été consacrée à un sujet d’actualité, notamment à la suite de l’engagement du Président Macron à restituer aux États d’Afrique le patrimoine africain conservé dans les musées français : la spoliation des biens artistiques et culturels.

Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l'art et spécialiste de l’art sous l’Occupation (voir son ouvrage Le marché de l’art sous l’Occupation 1940-1944, Paris, Tallandier, 2019) et des recherches de provenance des œuvres volées lors de la Seconde Guerre mondiale, a donné dans ce cadre une conférence intitulée « Rose Valland sur le front de l'art » consacrée au rôle déterminant qu'a joué Rose Valland dans la récupération après-guerre des œuvres d’art spoliées par les Nazis.

Lors de la table ronde qui suivit, Julien Chiappone-Lucchesi, directeur rayonnement européen et international et conseiller diplomatique du maire de Strasbourg, évoqua la dimension politique des questions posées par les restitutions des biens culturels et notamment le cas de la Pologne. Paul Lang, directeur des musées de Strasbourg, rendit quant à lui l’assistance attentive à la difficulté que rencontrent les conservateurs de musées à retracer avec assurance l’historique des œuvres, notamment en cas d’acquisition, et à la nécessité accrue pour ces derniers de recourir à des chercheurs de provenance encore peu nombreux en France. Marie-Laure Lhuillery-Schmeitzky, conseiller honoraire à la Cour de cassation, exposa ensuite l’affaire du tableau de Klimt L’accomplissement acquis par les musées de Strasbourg en 1959 et finalement remis à la famille de Karl Grünwald après le jugement qu’elle rendit au tribunal de grande instance de Strasbourg le 11 janvier 1999, confirmé par la cour d’appel de Colmar en décembre 2000. Enfin, Catherine Maurer, professeur d’histoire contemporaine, évoqua le sort des bibliothèques – notamment la bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg - dont les ouvrages firent également l’objet de spoliations durant la seconde guerre mondiale.Au fil des échanges et des discussions qui s’ensuivirent purent ainsi être abordées les questions que ces dernières posent aujourd'hui à l'historien de l’art, au professionnel des musées, mais également au juriste et à l'homme politique.

 

  • Mardi 5 mars 2019

Conférence : Rose Valland sur le front de l'art (Emmanuelle Polack, docteur en histoire de l'art)

Table ronde sur la spoliation des biens culturels et les questions que celles-ci posent aujourd'hui à l'historien d'art, au professionnel des musées, mais également au juriste et à l'homme politique, avec : Emmanuelle Polack (docteur en histoire de l'art), Julien Chiappone-Lucchesi (directeur rayonnement européen et international et conseiller diplomatique du maire de Strasbourg), Paul Lang (directeur des musées de Strasbourg), Marie-Laure Lhuillery-Schmeitzky (conseiller honoraire à la Cour de cassation) et Catherine Maurer (professeur d'histoire contemporaine à l'université de Strasbourg)

Compte rendu : Intitulée Patrimoine détruit, patrimoine sauvegardé : quelle mémoire ?, la séance inaugurale de l’axe « Transmission(s). Enseignement, modèles, patrimoines », qui s’est tenue le 16 avril 2018, s’est ouverte par une conférence de Claire Maingon, maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université de Rouen. Celle-ci a porté sur l’instrumentalisation du patrimoine en période de conflit en s’appuyant sur le rôle joué par une exposition présentée à Paris en 1916 au titre évocateur : « Exposition d’œuvres d’art mutilées », également connue sous le titre « Musée des atrocités allemandes ». C. Maingon a démontré à cette occasion combien le patrimoine avait été utilisé pendant la Première Guerre mondiale pour mobiliser les Hommes et les esprits et dans quelle mesure les commissaires de l’exposition du Petit Palaissouhaitaient faire une analogie entre les œuvres endommagées et les soldats blessés. L’objectif ultime de cette exposition était bien de plonger le public dans le drame des territoires envahis et de faire vibrer la corde patriotique.

Lors de la table ronde qui a suivi, C. Maingon a été rejointe par Camille André, architecte du patrimoine, Nicolas Lefort, docteur de l’université de Strasbourg et spécialiste de l’histoire des institutions patrimoniales en Alsace, et Louis-Napoléon Panel, conservateur des Monuments historiques à la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) d’Alsace. Les très riches débats ont porté sur les problèmes actuels de préservation du patrimoine ainsi que sur les modes de sélection des monuments classés au titre des Monuments historiques. L’importance de l’auditoire (plus de quarante personnes ont assisté à cette séance inaugurale) a montré l’intérêt pour ces questions.

Vers quelques publications

Enseignement

Denise Borlée, Hervé Doucet (dir.), Plaques photographiques, fabrication et diffusion du Savoir, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2019.

D’abord utilisée à l’aide de la lanterne magique pour le divertissement, la plaque photographique s’est imposée dans le dernier quart du XIXe siècle comme un outil particulièrement adapté à la production et la diffusion des savoirs. Depuis quelques années, les plaques photographiques, souvent reléguées dans des réserves, voire totalement oubliées depuis un peu plus d’un demi-siècle, sont regardées comme les témoins patrimoniaux de pratiques pédagogiques et savantes révolues. Ce volume témoigne d’une volonté de connaître davantage ces objets pour mieux les valoriser et les conserver et propose également d’examiner les cultures visuelles qu’ils mettent au jour, en particulier en matière de construction et de diffusion des savoirs naturalistes, historiques, archéologiques, géographiques ou ethnographiques entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle.

À consulter en pdf :

Lien vers le site des PUS

 

Hervé Doucet, « Histoire de l’art et propagande à la Reichsuniversität de Strasbourg (1941-1944). Hubert Schrade et sa collection de plaques de projection », Source(s), numéro 12, « La vie artistique à Strasbourg 1870-1945 », juin 2018, pp. 97-112.

 

Modèles

Denise Borlée et Laurence Terrier Aliferis (éd.), Les modèles dans l’art du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles)/Models in the Art of the Middle Ages (12th-15th Centuries), Turnhout, Brepols (Études du RILMA,10), 2018.

Ce volume réunit, pour la première fois sur le sujet, un ensemble de contributions qui abordent les diverses problématiques liées à l’usage des modèles dans la création artistique à l’époque gothique. Les modalités de la circulation des hommes et des œuvres en Occident entre le XIIe et le XVe siècle sont examinées à travers cinq axes : les carnets de modèles, la nature des modèles servant à la transmission (dessins, moulages ou gravures), la notion d'auctoritas, la sélection des modèles et les interactions entre les différentes techniques (orfèvrerie, sculpture et peinture). Les auteurs se fondent, dans des études de cas très concrètes, sur des exemples précis et variés touchant à différents domaines artistiques et, de la sorte, permettent au lecteur d’appréhender au plus près une telle pratique, souvent pressentie, mais qu’il reste malgré tout assez difficile de saisir au sein de la production artistique médiévale.

  • Denise Borlée et Laurence Terrier Aliferis, « Des modèles artistiques et de leurs usages à la fin du Moyen Âge », p. 11-12.
  • Denise Borlée, « Du dessin à la ronde-bosse : la tête saint Pierre de Villard de Honnecourt en 3D. Essai d’histoire de l’art expérimentale », p. 151-163.

Lien vers le site de l'éditeur

 

Denise Borlée, « Entre Bourgogne et Forez, les portails de Semur-en-Brionnais et de la Bénisson-Dieu : un même atelier pour Cluny et Cîteaux », dans Denise Borlée et Laurence Rivière Ciavaldini (dir.), Faire et bien faire. Commande et création artistiques au Moyen Âge. Mélanges offerts à Fabienne Joubert, Rivista d'Arte, vol. VII, 2017, Florence, Leo S. Olschki Editore, 2018, p. 185-198.

 

Film :Du dessin à la ronde-bosse. Une séquence d’histoire de l’art expérimentale (19 mn)

Film initié et écrit par Denise Borlée, réalisé en 2016 par Margot Dawance (HEAR, Strasbourg), avec la participation de Vincent Cousquer, sculpteur à la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg.

 

Patrimoine

Hervé Doucet, Otto Wagner, maître de l’Art nouveau viennois, Paris, Bernard Chauveau éditions, 2019

Urbaniste, architecte, ensemblier, théoricien et enseignant, Otto Wagner (1841-1918) est l’une des principales figures de la scène architecturale européenne du tournant des XIXe et XXe siècles. Visionnaire, Wagner comprit que l’historicisme était en contradiction totale avec le dynamisme politique, économique et social de l’Autriche contemporaine. En réponse, il encouragea la création d’une architecture rationnelle, tournée vers l’avenir et basée à la fois sur les nouveaux matériaux et des modes de construction innovants. Ses principales œuvres, des infrastructures du métropolitain de Vienne (1894-1900) jusqu’à la Caisse d’épargne de la poste de Vienne (1903-1910) en passant par l’église Saint-Léopold am Steinhof (1902-1904), sont des jalons incontournables de la genèse de la modernité architecturale. L’ouvrage réunit des articles des meilleurs spécialistes européens de l’architecte. Il accompagne et prolonge la première exposition monographique consacrée à Otto Wagner en France, organisée par la Cité de l’architecture & du patrimoine.

 

Hervé Doucet, Julien Gueslin, Suzanne Plasseraud et Catherine Soulé-Sandic (dir.), numéro 19 (numéro spécial) de la Revue de la BNU, « Strasbourg – Riga : l’Art nouveau aux confins d’empires », mai 2019.

Cet ouvrage est également paru en letton.

Lien vers le site de l'éditeur

 

Hervé Doucet, Marie Pottecher (dir), Architecture et patrimoine des frontières en Europe. Entre identité nationale et héritage partagé, numéro spécial de la revue In Situ (revue en ligne du Ministère de la Culture), février 2019.

Revue électronique

 

Marie Pottecher, Hervé Doucet, Olivier Haegel (dir.), La Neustadt de Strasbourg. Un laboratoire urbain 1870-1930, Lyon, Lieux-Dits, 2017. (Publication traditionnelle et numérique, en français et allemand)

Conçue à partir de 1871 au lendemain du rattachement de l’Alsace-Moselle à l’Allemagne, la Neustadt constitue une page importante de l’histoire urbaine de Strasbourg. Durant plusieurs décennies, cette extension urbaine, qui triple presque l’espace intramuros de la ville, fait l’objet d’un chantier où se côtoient décideurs, commanditaires, architectes, entrepreneurs, artisans et sociétés foncières qu’ils soient Strasbourgeois de souche ou venus d’Allemagne voire de plus loin encore. Projet mis au service de la politique d’assimilation mise en œuvre par l’Empire allemand, la Neustadt constitue aussi un territoire d’expérimentation permettant à la Ville de mener à bien une politique municipale ambitieuse et novatrice qui se poursuivra en grande partie après le retour de la ville dans le giron français.

Première synthèse consacrée à l’ensemble de ce quartier de Strasbourg, ce livre est le fruit d’un travail mené depuis 2010 par l’équipe de l’Inventaire général du Patrimoine culturel de la Région Grand Est en partenariat avec l’Université de Strasbourg. Largement illustré, il offre un regard global sur cet ensemble exceptionnel, nourri d’un travail de terrain exhaustif et d’une exploitation minutieuse des sources.

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