Ayité Albert Crédo Tossa-Kangni

Doctorant en histoire contemporaine

En codirection avec l'Université de la Réunion. Rattachement : ARCHE UMR 3400

Informations

Parcours universitaire

Depuis 2025 : Doctorant en Histoire contemporaine, Université de Strasbourg (École doctorale 519- Sciences humaines et sociales - Perspectives européennes).

2022-2025 : Master Médiation du patrimoine, de l’histoire et des territoires, Université de Rennes 2 (Mention bien).

  • Mémoire de master 1 : Patrimoine industriel : les ardoisières du Morbihan (XIXe-XXe siècles).

  • Mémoire de master 2 : Le traitement archivistique comme levier de valorisation du patrimoine écrit : étude de cas aux Archives départementales de la Haute-Vienne.

  • Stage d’étude : Mars à juillet 2025 : Archives départementales de la Haute-Vienne, Limoges.

2020-2022 : Master Histoire et civilisations de l’Europe, Faculté des sciences historiques, Université de Strasbourg (Mention bien).

  • Mémoire de master : Les exils du roi Béhanzin en Martinique et en Algérie : Espaces, Réseaux, Expériences.

2019-2020 : Licence d’Histoire, Faculté des sciences historiques, Université de Strasbourg.

2015-2019 : Licence fondamentale en Histoire, Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société, Université de Lomé.

Champs de recherche

Histoire des exils et déportations en contexte d’impérialisme français en Afrique, histoire des résistances africaines.

Thèse en cours

Intitulé

Exils et déportations des opposants d’Afrique noire sous l’Empire colonial français (1880-1939) : souverains, dirigeants politiques, élites et figures influentes face à la répression coloniale

 

Co-direction

Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)

Frédéric Garan (Université de La Réunion)

 

Résumé

Convoquée dans le but de mettre fin aux différentes tensions et rivalités entre les grandes puissances européennes qui étaient depuis le début des années 1880 dans une course effrénée à la colonisation de l’Afrique, la Conférence de Berlin avait défini les règles du jeu dans l’appropriation européenne des territoires africains. L’accélération de l’expansion coloniale française au lendemain de la Conférence de Berlin ne s’est pas faite sans contestation. De nombreux peuples africains ont opposé une farouche résistance afin de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté de leurs territoires contre l’occupation étrangère. Dans cet élan, quelques souverains indigènes s’évertuent à regrouper les forces de différentes tribus au sein de leurs royaumes respectifs. Par des réactions diverses, allant des révoltes aux rébellions, en passant par des confrontations armées, ils arrivent à ralentir temporairement l’avancée française. En réponse, l’administration coloniale met en place quelques mesures de répression telles que la déportation, l’exil forcé, l’emprisonnement, l’assignation en résidence surveillée, l’interdiction de séjour pour neutraliser toute velléité de résistance. Ce fut le cas pour certains souverains, dirigeants politiques, élites, figures influentes et insurgés déportés ou exilés après de longues luttes menées avec l’autorité française. 

Afin de rétablir leur place dans l’histoire coloniale, nous souhaitons consacrer cette thèse au thème suivant : Exils et déportations des opposants d’Afrique noire sous l’Empire colonial français (1880-1939) : souverains, dirigeants politiques, élites et figures influentes face à la répression coloniale. Ce choix s’explique principalement par la nécessité de retracer et d’analyser les expériences de ces personnalités durant les périodes de troubles et de luttes anticoloniales, tout en mettant en exergue les formes singulières de leur exil et son impact sur les dynamiques politiques, culturelles et sociales en Afrique. Évoquer ces grandes figures historiques africaines, victimes de la répression coloniale, revient à « exhumer les vies » des leaders politiques qui ont marqué l’histoire par leur résistance. 

Communications

2023 « Les exils du roi Béhanzin en Martinique et en Algérie : espaces, réseaux, expériences », Colloque international « Exils impériaux », Université de Lorraine (site de Metz), 14 et 15 septembre 2023.

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